Le Procès du chasseur du quintal qui tua un non-chasseur...

"11h30 :  « Vous avez les excuses de la Fédération française de la chasse. » Le conseil de la Fédération qui s’est portée partie civile dans le procès du jeune chasseur qui avait touché mortellement un traileur a insisté sur « l’inconscience de courir avec une arme chargé. Un tir irréfléchi. Vous avez été aveuglé par votre passion de la chasse, jusqu’à perdre toute raison. Et en dépit de toutes les actions mises en place par la Fédération de chasse ».

« C’est votre passion maladive qui vous a fait perdre la tête » a grondé Me Ballaloud pour les victimes. « Un homicide n’est pas une fatalité. C’est vous et votre type de chasse qui sont responsables de ce drame. Je n’ai jamais vu autant de fautes » tonne-t-il. « L’action de chasse était suspendue, les carabines n’étaient pas désarmées. Vous avez effectué un tir sans identification, au jugé ». Et le conseil d’émettre un doute sur le fait « que dans l’excitation, il n’a pas vu la silhouette de la victime ».

« Pire, vous laissez la veuve de la victime, seule, sans aucune aide, pendant plusieurs minutes. » Le conseil du barreau d’Annecy a demandé une interdiction à vie de chasser.

« Vous êtes parti derrière le sanglier comme dans un western, en vous asseyant délibérément sur les règles de sécurité que vous connaissiez parfaitement » confirme le procureur, avant de requérir trois ans de prison dont 18 mois de prison avec sursis pendant deux ans et le retrait définitif du permis de chasse.

10h : Devant le tribunal correctionnel de grande instance d’Annecy s'ouvre ce matin le procès du jeune chasseur qui, le 5 décembre 2015, avait touché mortellement un traileur sur un chemin de débardage de la forêt du Semnoz, sur la commune de Quintal. L’action de chasse était suspendue, quand le chasseur voit un sanglier traverser la route. Il saisit un fusil et s’élance à sa poursuite. « Il était passé juste devant moi, il est parti dans le bois, après je l’ai perdu de vue. Je me suis posté là où les animaux ont l’habitude de passer. Et j’ai tiré. J’étais sûr de moi. » L’instruction du dossier faite par le présidente a mis en évidence la précipitation, une violation manifeste des règles de sécurité."

 

crédit : https://www.ledauphine.com/haute-savoie/2018/09/28/quintal-ouverture-du-proces-du-jeune-chasseur-qui-avait-touche-mortellement-un-traileur

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